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Continuons de découvrir les métiers de la traduction à travers les parcours de confrères et consœurs.

Gaëlle Gagné, traductrice indépendante depuis 2005, installée à Bois-Colombes en région parisienne, nous présente les raisons qui l’ont conduite à exercer la traduction technique dans l’univers du commerce international, sa formation initiale. Gaëlle nous parle de son Parcours de traducteur et partage ses conseils. Certes, traduire pour les entreprises ouvre de belles opportunités de travail, elle recommande toutefois de très bien préparer son installation en tant qu’indépendant(e). Gaëlle, c’est à vous de nous faire découvrir votre parcours.

Bonjour à tous,

Mes débuts

« Tiens, toi qui es Française et bilingue, tu es parfaitement qualifiée pour traduire ! »

En 1998, à l’issue d’études en commerce international, je me suis expatriée en Alberta (province anglophone de l’Ouest canadien), où j’ai travaillé en tant que conseillère pour le Business Link, un centre d’information et de services pour les entrepreneurs.

traduire pour les entreprises

Traduire pour les entreprises et bilinguisme de rigueur

Traduire pour les entreprises, de gros besoins en traduction dans un pays bilingue

Comme cette organisation était en partie financée par le gouvernement fédéral, tous nos produits et services devaient être disponibles en français. La demande était faible, on m’a donc désignée traductrice. C’est ainsi que je me suis lancée dans ce métier : le classique « tiens, toi qui es Française et bilingue, tu es parfaitement qualifiée pour traduire ! ». Heureusement pour eux, j’étais une littéraire dans l’âme et j’écrivais plutôt bien ! Il m’a tout de même fallu m’adapter aux particularités du français canadien et, par conscience professionnelle, me former (à distance avec l’Université de Toronto).

Un métier sans frontière !

Lorsque je suis rentrée en Europe (à Bruxelles) en 2005, j’étais sur le point de donner naissance à mon premier enfant, mon employeur canadien m’a alors proposé de continuer à travailler pour lui en tant que traductrice indépendante. J’ai alors créé l’équivalent d’une autoentreprise et je me suis lancée, avec la sécurité financière de mon allocation de congé de maternité et un certain volume de travail garanti par ce tout premier client.

Ma formation

D’abord le terrain puis un Master de traduction

Mon activité s’est ensuite développée par bouche-à-oreille, mes enfants ont grandi, me laissant plus de temps pour travailler. Par défi et par soif de développement personnel, j’ai repris mes études en 2012 en vue d’obtenir un Master en traduction de l’ESIT.

Mes spécialités

Connaissance de l’entreprise, une niche et un atout  pour traduire pour les entreprises

Ma formation initiale portant sur le commerce international, je me suis naturellement tournée vers l’économie, le marketing et la communication d’entreprise. J’ai aussi pu recycler ma casquette de conseillère auprès des PME en lançant un blogue sur la création et la gestion d’une entreprise… de traduction !

Depuis d’années exercez-vous ? Avez-vous constaté une évolution ?

Internet, technologies et outils

J’exerce en libéral depuis 2005 et en France depuis 2011 sous la dénomination commerciale « Trëma Translations ». Depuis 13 ans, j’observe que le développement d’Internet et des nouvelles technologies a à la fois facilité et précarisé notre métier.

Concurrence par le prix, attention au piège !

Si Internet a facilité notre métier, en nous donnant accès à une quantité infinie d’informations et à des clients dans le monde entier, il l’a aussi précarisé, en nous mettant en concurrence avec des professionnels établis dans des pays où les charges et le coût de la vie sont bien moins élevés (je ne compte plus le nombre de propositions de collaboration d’agences basées en Inde, en Chine ou en Roumanie pour le tarif mirobolant de 0,0(00)3 €/mot !) et avec des « machines » dont les progrès sont fulgurants.

Qualité ET créativité !

Le métier évolue rapidement et les traducteurs doivent plus que jamais mettre en avant leur savoir-faire (leur intelligence, leur créativité et leur connaissance approfondie des subtilités de leurs langues de travail). En un mot, devenir des artisans, des compagnons du devoir : moins productifs, mais infiniment plus compétents qu’une machine lorsque le travail exige qualité et créativité.

Selon vous quelles sont les trois qualités indispensables pour exercer le métier de traducteur ?

Savoir manier sa langue et les chiffres pour faire ses comptes

Une « plume »

La compétence essentielle n’est pas la maîtrise d’une ou plusieurs langues sources (indispensable tout de même), mais celle de votre langue maternelle. Pour être un bon traducteur, vous devez d’abord savoir très bien écrire dans votre langue !

De la rigueur

Traduire demande beaucoup de rigueur pour être à la fois fidèle à la source, clair dans son expression et respecter l’ensemble des contraintes et consignes qui vous sont données. Il ne s’agit pas d’aller le plus vite possible, mais de ne rien laisser passer.

Des talents de gestionnaire

C’est ce qui manque souvent, hélas ! Si vous exercez votre activité en libéral, vous êtes traducteur ET entrepreneur. Beaucoup ont échoué ou renoncé à exercer ce métier pour n’avoir pas suffisamment mis l’accent sur le deuxième pilier de leur activité : la gestion d’entreprise, qui comprend la promotion, la facturation, la relation client, le respect de la réglementation, etc.

Quels conseils donnez-vous aux jeunes traducteurs et aux personnes en reconversion que notre métier séduit ?

J’ai donné une présentation à l’ESIT qui a inspiré un article de blogue à ce sujet Blogue Trëma

En résumé je leur conseillerais de :

Se préparer, ajuster, connaitre et assumer sa valeur pour tenir

  • prendre le temps de se préparer avant de se lancer (fixer ses tarifs, cibler ses domaines de compétences AVANT de trouver son premier client) ;
  • saisir toutes les occasions de faire relire et réviser leurs traductions afin d’évaluer leur niveau/leur besoin de formation et de s’améliorer sans cesse ;
  • ne pas brader leur travail: ce n’est pas parce qu’on démarre qu’on ne produit pas un travail de qualité qui mérite d’être correctement rémunéré. Les bas tarifs attirent de mauvais clients dont ils sont le seul critère de choix. Une fois débordé(e) par de nombreux contrats peu rémunérateurs vous n’aurez plus de temps à consacrer à la prospection, prenez donc le temps de choisir vos clients ; et
  • tenir bon. Il faut du temps avant d’être solidement établi. Soyez réaliste au départ, mais n’abandonnez pas en route !

 

traduire pour les entreprises

S’installer comme traducteur demande du temps et une très bonne préparation.

 

 

Des rencontres à suivre ou des interviews à relire, en vous inscrivant sur le site CORTEXTUEL translation-minded

La traduction doit faire partie intégrante de la stratégie de communication, sinon les mauvais choix ont de graves répercussions. Pour en savoir plus sur les 5 scénarios catastrophe à éviter, e-book gratuit à commander
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