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Continuons de découvrir les métiers de la traduction à travers les parcours de confrères et consœurs. Ruby Veerapen-Laurent, installée depuis 2011, d’abord à Guilligomarc’h et désormais à Quimperlé depuis 2017, nous présente les raisons qui l’ont conduite à devenir traductrice indépendante.les langues de travails de Ruby sont l’anglais vers le français.


Bonjour Ruby,

Quel a été votre parcours professionnel ?

Une traductrice scientifique au service du public

traductrice scientifique
Traduction scientifique

J’ai un profil scientifique. J’étais en M1 de physique fondamentale quand j’ai pris conscience que la recherche (voie que j’envisageais jusqu’alors) n’était pas faite pour moi. J’ai toujours aimé les mots et j’avais envie de travailler avec les langues, mais sans pour autant délaisser la science. Je me suis donc orientée vers la traduction pour, à la fois, vivre de ma passion des mots et garder un pied dans le monde de la science. Quand j’ai intégré le M2 Rédacteur/Traducteur de l’UBO à Brest, j’avais pour objectif de faire de la traduction scientifique et de traduire des textes de vulgarisation scientifique, notamment pour l’édition.

Depuis combien d’années exercez-vous ? Avez-vous constaté une évolution

Je me suis installée à mon compte en décembre 2011, fraîchement diplômée, avec la combinaison de langue anglais-français.

Ça fait donc 7 ans que je suis traductrice indépendante. J’ai eu de la chance, car j’ai obtenu un premier « gros » contrat de deux semaines, quelques jours seulement après ma première campagne de démarchage. J’avais contacté un certain nombre d’agences de traduction et j’ai été rapidement sollicitée par l’une d’elles pour un projet assez technique.

Un moment stratégique

Pour moi, lancer mon activité en fin d’année a été une bonne stratégie. Beaucoup des traducteurs habituels étant en vacances à cette période, les agences sont alors à la recherche de nouveaux prestataires. Ces circonstances couplées à mon profil scientifique m’ont permis de me lancer facilement. Et cette première agence fait toujours partie de mes clients.

Difficile visibilité et activité en dents de scie

Mais, ça n’a pas toujours été aussi facile. Les trois premières années, mon planning était plutôt en dents de scie. Il a fallu que j’apprenne à gérer les fluctuations de la demande, avec des périodes creuses dont je ne pouvais prévoir la durée et des périodes de forte sollicitation au cours desquelles je ne pouvais accepter tous les projets proposés !

Petit à petit, je me suis habituée au fait de ne pas avoir de visibilité à long terme. Maintenant, je profite du côté positif de cette situation : ça permet de ne pas tomber dans la routine et de rester ouvert aux possibilités.

Fidélisation de la clientèle

traductrice scientifique
Premier contrat

Les agences

J’ai développé une clientèle, que j’ai fidélisée. Mais cela prend du temps. Au début, mes clients me confiaient surtout de petits projets de quelques jours. Avec le temps, la taille des projets a augmenté tout comme la fréquence des demandes. Aujourd’hui, j’ai une solide clientèle d’agences qui font régulièrement appel à moi pour plusieurs de leurs grands comptes clients et pour de nouveaux clients. Les commandes se suivent de façon fluide et c’est bien agréable.

Les clients directs

Aujourd’hui, un de mes objectifs est de développer ma clientèle directe, car, pour l’instant, je travaille essentiellement avec des agences de traduction.

Se spécialiser, se démarquer, se développer

traductrice scientifique
Se spécialiser : un impératif pour se démarquer et se développer

Un autre objectif est de me spécialiser davantage dans la vulgarisation scientifique liée à la physique, domaine que je n’ai pas délaissé, mais que je n’ai pas encore véritablement développé.

Selon vous, quelles sont les trois qualités indispensables pour exercer le métier de traducteur ?

La rigueur

Cela va sans dire, tout traducteur qui se respecte se doit de maîtriser parfaitement ses langues de travail.

Lorsqu’il fait appel à nous, le client nous confie bien plus qu’un simple texte.Chacun de nos clients nous confie un message à transmettre, une image à véhiculer, peut-être même des informations sensibles et confidentielles à protéger.

Responsabilité, exigences et confiance

Le rôle du traducteur est d’extraire le sens du texte et de le restituer dans la langue cible, avec précision et pertinence, en utilisant la terminologie adéquate, ainsi qu’une grammaire et une orthographe irréprochables. Quel que soit le domaine (sciences, marketing, finance…), on sait combien les erreurs de traduction peuvent être lourdes de conséquences.

Ponctualité et organisation

Par ailleurs, le traducteur doit être ponctuel, car il y a des délais de livraison à respecter, et bien organisé (d’autant plus si on est traducteur indépendant et que l’on gère son entreprise), ce qui exige de la rigueur.

La curiosité

Qu’il soit spécialisé ou non, le traducteur se documente en permanence. De nombreux projets, si ce n’est tous, impliquent une part de recherche documentaire poussée. Le traducteur doit :

  • s’imprégner du sujet,
  • comprendre le contexte et le public visé,
  • rechercher la terminologie adéquate…

Pour bien traduire, il me semble essentiel de s’intéresser au sujet traité.

La patience/persévérance

Certains textes peuvent être très complexes. D’autres sont mal rédigés.

Il faut parfois du temps avant que les recherches documentaires aboutissent. Et parfois, il faut savoir demander de plus amples informations au client et prendre le temps de lui expliquer la problématique.

Quels conseils donnez-vous aux jeunes traducteurs et aux personnes en reconversion que notre métier séduit ?

Déterminer dans quel contexte on souhaite travailler

Commencez par déterminer si vous souhaitez être traducteur salarié ou indépendant, car le contexte n’est pas du tout le même.

Le métier de traducteur indépendant est souvent assez solitaire et le statut d’indépendant implique de gérer son entreprise et donc d’avoir ou d’acquérir les compétences nécessaires à cela (gestion, marketing, communication, négociation…).

Se former encore et toujours

Formez-vous, encore et toujours. Développez votre maîtrise des techniques de traduction et d’analyse de texte.

Entretenez la maîtrise de vos langues de travail et votre connaissance des cultures associées. Approfondissez les sujets dans lesquels vous traduisez et dans lesquels vous souhaitez vous spécialiser.

Suivez l’évolution du métier et formez-vous pour répondre au mieux à la demande (outils de TAO, post-édition…).


Développer son réseau

Développez votre réseau de relations, pour rester au fait des évolutions du marché, avoir un soutien, vous faire connaître, développer votre clientèle.

Pour contacter Ruby Le site http://www.r-veerapen.com LinkedIn https://www.linkedin.com/in/rveerapen/?originalSubdomain=fr

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Traduction et interprétation
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